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Amélioration des exportations, transferts des migrants… : Le Pib du Sénégal a augmenté de 4 % en 2010

Le produit intérieur brut (Pib) du Sénégal a augmenté de 4,0 % en 2010 grâce à l’amélioration des exportations, des investissements directs étrangers (Ide) et des transferts de fonds par les Sénégalais de l’extérieur, estime la Banque mondiale dans une étude publiée le jeudi 13 janvier 2011.

« Le Sénégal doit le redressement de son économie à la reprise mondiale et la hausse de 4,0 % de son Pib en 2010, à l’accroissement des exportations, des investissements directs étrangers et des transferts de fonds des travailleurs migrants », indique la Banque mondiale dans ses « Perspectives de l’économie mondiale 2011 ». Cette hausse du Pib résulte aussi du fait que « l’Etat a consacré davantage de ressources au financement de plusieurs grands projets d’infrastructure, notamment un nouvel aéroport ». En plus, « la production agricole a bénéficié de conditions climatiques favorables ». « Les coupures d’électricité continuent cependant de faire obstacle à l’expansion de l’économie, même si des efforts sont en cours pour accroître la capacité de production électrique », observe la Banque mondiale. « Si l’on compare les deux années, on voit que certaines difficultés auxquelles l’économie était confrontée en 2009, n’existaient plus en 2010. […]

Les exportations épargnées par la crise

En 2010, les exportations du Sénégal n’ont pas été touchées par le ralentissement né de la crise économique et financière », a expliqué Mamadou Ndione, économiste chargé du Sénégal au sein de la Banque mondiale. « La baisse du nombre de touristes entrés au Sénégal en 2009 avait affecté l’économie sénégalaise. On a vu, en 2010, que l’économie mondiale, dans sa globalité, a repris. Les exportations du Sénégal en 2009, comparées à celles de 2010, ont progressé », a ajouté M. Ndione, en marge d’une vidéoconférence de la Banque mondiale. « N’empêche, a-t-il relevé, le Sénégal n’a pas pu complètement bénéficier du redressement de l’amélioration de l’économie mondiale et de l’amélioration de ses finances publiques. »

« En 2009, il y a eu les arriérés de paiement aux entreprises. En 2010, ce problème était presque entièrement derrière nous », a-t-il encore expliqué. L’augmentation de la demande extérieure, de la demande intérieure et de la commande publique en 2010 ont tiré cette hausse du Pib, selon Mamadou Ndione. Il a relevé que « les envois monétaires des Sénégalais de l’extérieur ont progressé moins qu’on ne s’y attendait ». « Cette hausse du Pib aurait été plus forte si l’on n’avait pas la crise énergétique. La demande était là, mais l’offre (d’électricité) n’a pas pu suivre sa proportion », a-t-il souligné, rappelant que « l’un des risques pour les prévisions de 2011, c’est le déficit énergétique ». Le Pib du Bénin a augmenté de 2,8 % en 2010, celui du Cameroun de 3,0 % et celui du Gabon de 5 %. Le PIB du Mali a crû de 4,3 %. Les pays en développement devraient afficher des taux de croissance de 7 % en 2010, 6 en 2011 et 6,1 en 2012, selon des estimations de la Banque mondiale, qui préconise des « mesures gouvernementales » pour renforcer la reprise économique.

SOURCE : APS – samedi 15 JANVIER 2011